IRM et SEP

La sclérose en plaques (SP) est une maladie dans laquelle le système immunitaire de l’organisme s’attaque au revêtement protecteur entourant les nerfs du système nerveux central (SNC). Il n’y a pas un seul test définitif qui puisse diagnostiquer la SEP. Le diagnostic est basé sur les symptômes, l’évaluation clinique et une série de tests diagnostiques pour exclure d’autres conditions.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un outil important dans le diagnostic de la SP. Elle peut révéler des cicatrices révélatrices, aussi appelées lésions, sur le cerveau ou la moelle épinière. L’IRM est également utilisée pour surveiller l’activité et la progression de la maladie.

Le rôle de l’IRM dans le diagnostic de la SEP

Si vous présentez des symptômes de SP, votre médecin pourrait vous prescrire une IRM du cerveau et de la colonne vertébrale. L’IRM permet aux médecins de voir les lésions de votre SNC. Les lésions apparaissent sous forme de taches blanches ou foncées, selon le type de balayage.

L’IRM est un test non invasif qui n’implique pas de radiations. Il utilise un champ magnétique puissant et des ondes radioélectriques pour transmettre l’information à un ordinateur, qui la traduit en images transversales.

La teinture de contraste, une substance injectée dans votre veine, peut être utilisée pour faire apparaître plus clairement les images IRM. Bien que la procédure soit indolore, l’appareil d’IRM fait beaucoup de bruit et vous devez rester immobile pour que les images soient claires. Le test dure environ 45 minutes à une heure.

Il est important de noter que le nombre de lésions indiqué par l’IRM n’indique pas toujours la gravité des symptômes, ni même si vous avez la SP. Cela s’explique par le fait que toutes les lésions du SNC ne sont pas dues à la SEP et que toutes les personnes atteintes de SEP ne présentent pas de lésions. Selon la National MS Society, l’IRM ne révèle aucune lésion chez 5 pour cent des personnes atteintes de SP cliniquement définie au moment du diagnostic.

Ce que l’IRM peut montrer

L’IRM avec un colorant de contraste peut mettre en évidence l’activité de la SEP en montrant l’inflammation des lésions actives. Les lésions actives sont celles qui sont nouvelles ou qui grossissent. Les images de contraste montrent également des zones de dommages permanents appelées “trous noirs”.

Après un diagnostic de SP, certains médecins utilisent l’IRM pour surveiller la SP si de nouveaux symptômes troublants apparaissent ou après que la personne a commencé un nouveau traitement. L’observation des changements dans le cerveau peut aider à évaluer le traitement actuel et les options futures. Certains neurologues demandent chaque année une nouvelle IRM du cerveau ou de la moelle épinière.

L’IRM et les différentes formes de SP

Une IRM montrera différentes choses en fonction du type de SEP impliqué. Votre médecin peut prendre des décisions en matière de diagnostic et de traitement en fonction des résultats de votre IRM.

Syndrome cliniquement isolé

Un seul épisode neurologique causé par une inflammation et d’une durée d’au moins 24 heures est appelé syndrome clinique isolé (SCI). Vous pourriez être considéré à risque élevé de SP si vous avez eu un SCI et qu’une IRM révèle des lésions semblables à celles de la SP.

Si tel est le cas, votre médecin pourrait envisager de traiter la SP dans le but de retarder ou de prévenir une deuxième poussée. Une personne qui a eu des symptômes mais aucune lésion détectée par IRM est considérée comme étant moins à risque de développer la SEP que celles qui ont des lésions.

SP cyclique

Les personnes atteintes de toutes les formes de SP peuvent présenter des lésions, mais les personnes atteintes d’un type de SP appelé SP cyclique ont généralement des périodes d’inflammation. Les zones actives de l’inflammation peuvent être vues à l’IRM lorsqu’un colorant de contraste est utilisé.

Dans la SP cyclique, des poussées inflammatoires distinctes causent des lésions localisées et des symptômes connexes. Chaque attaque distincte s’appelle une rechute. Chaque rechute finit par s’estomper, ou s’estomper, avec des périodes de rétablissement partiel ou complet que l’on appelle des rémissions.

Formes progressives de SP

Plutôt que d’intenses poussées d’inflammation, les formes progressives de SP entraînent une progression constante des lésions. Les lésions observées à l’IRM peuvent être moins actives que celles de la SP cyclique.

Il existe deux formes progressives de SP. La SP progressive secondaire survient lorsque la SP cyclique évolue vers la SP progressive. De plus, dans le cas de la SP progressive primaire, la maladie est progressive dès le début et n’entraîne pas d’attaques inflammatoires distinctes.

Parlez-en à votre médecin

Si vous avez ce que vous pensez être des symptômes de la SEP, parlez-en à votre médecin. Ils peuvent vous suggérer de passer une IRM. Si c’est le cas, n’oubliez pas qu’il s’agit d’un test indolore et non invasif qui peut dire à votre médecin si vous avez la SP et, le cas échéant, de quel type vous souffrez. Votre médecin vous expliquera la procédure en détail, mais si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser.